14 juin 2012

7 ans plus tard, la révolution Youtube a toujours lieu.

 La plate forme vidéo la plus célèbre du monde a récemment fêté ses sept ans d'existence. Quel bilan tirer de cette plaque tournante du web, devenue incontournable pour l'ensemble de la communauté blogueurs/journalistes ?

 Youtube est né en février 2005. Et depuis la première vidéo uploadée par un de ses créateurs (qui le montre au zoo en train de décrire des éléphants), elle a fait beaucoup de chemin...

Youtube en quelques chiffres : près d'une heure de vidéo uploadée chaque seconde, plus de 4 milliards de vidéos vues par jour, et 3 milliards d'heures de vidéos sont regardées chaque mois. En 2011, Youtube totalisait un nombre de vues équivalent à 140 vues pour chaque habitant de la planète. Parler d'un bon bilan pour cette plate forme vidéo indétrônable (même si d'autres tendent à se multiplier) serait un euphémisme.

Si l'on oublie un temps les vidéos virales et artistiques, musicales (de plus en plus d'artistes et de maisons de disques ont leur propre chaîne, qu'ils utilisent de manière professionnelle en toute légalité), qui rassemblent le plus grand nombre de vues, il reste les vidéos d'information et journalistiques. Quel lien a Youtube avec les nouvelles pratiques journalistiques ?

La plupart des pure players et des sites d'information l'utilise de manière massive. Qu'elle soit du contenu d'autres médias ou amateur, incorporer une vidéo à un article permet de l'enrichir considérablement. Exemple très simple, si l'article traitera d'un propos à caractère polémique d'une personnalité politique, la vidéo de ces propos en lien accolée à l'article ne fera que renforcer l'information qu'il apporte.

Ainsi, la vidéo permet pour un pure player d'appuyer des propos, d'ajouter du contenu et de les illustrer, au même titre qu'une photographie, si ce n'est avec plus d'impact. Comme le ferait un journal télévisé. Il est aussi courant de voir sur ces sites des captures d'écran, issues de vidéos : un moyen pratique, très rapide, qui peut aussi éviter des frais de photographie.

D'autres utilisations journalistiques de Youtube sont à prendre en compte : les interviews vidéos, les clips ou simplement une chanson postée simplement pour appuyer une critique d'album ou un portrait d'artiste. Ceci est également valable pour les critiques de cinéma, lorsqu'elles contiennent une bande-annonce ou un extrait de film. Le sport, la mode, la politique, la science...tous les domaines sont désormais concernés.

 On a également tendance à se servir de Youtube pour tout et rien : et aujourd'hui, chacun peut s'improviser journaliste audiovisuel, sur le même principe qu'un blogueur peut s'improviser journaliste. Quelques questions restent en suspens : a-t-on aboli, avec l'avènement de Youtube (mais aussi des autres plates formes de vidéo), les frontières entre les genres journalistiques ? Peut-on garantir la qualité d'une information vidéo souvent amateur ? La vidéo en ligne, amateur et immédiate (celles sur le printemps arabe, par exemple), mettra-elle en doute la parole des chaînes d'information télévisées ?

 

Sources : Mashable, Youtube

Posté par nymedias-myleneh à 00:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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